Шрифт:
Книга II
Пролог
Prologue
Ecoute – moi, Dieu de la terre:Quand tu voudras punir, imite Jupiter:Avant de lancer le tonnerre,Fais – le gronder long – temps, fais preceder l'eclair;Et n'ecoute jamais la voix de la vengeanceQu'aux momens ou tu peux consulter la clemence.Si la colere est dans ton coeur,Que ton bras depose la foudre:Tremble qu'un instant de fureurNe condamne celui que la loi peut absoudre,Ou dans le malheur de punirN'expose la justice a trouver du plaisir.Muse, pour illustrer un precepte si sage,D'un sage de la Grece empruntons le langage. I. Сократово слово
Mot de Socrate
Le moins fou des humains, au jugement des Dieux,Le bon Socrate furieuxPerdit la tete un jour, comme un homme ordinaire;Pour frapper son esclave il leva le baton!Mais retenu par son demon:– Rends grace aux Dieux, dit-il, que je sois en colere. II. Болезный лев
Le lion malade
Le Roi des Animaux, d'une epine blesse,Par ses rugissemens effrayoit la nature.A retirer le dard dont il etoit perce,Apres de vains efforts, il avoit renonce.Les Animaux en vain tenterent cette cure;Tous envenimoient la blessureAu lieu de la guerir. Attendri par ses cris,De l'antre du gisant l'Homme eloigna la Parque;En joignant a ses doigts le secours des outils,Il arracha l'epine, & guerit le Monarque.Je vois, dit le Lion, qu'il faut me resignerA te ceder enfin l'empire de la terre:Celui – la seul, sans doute, est digne de regner,Qui veut faire le bien et fait l'art de le faire. III. Пёс и лис
Le Chien et le Renard
Pour le desespoir des Abeilles,A cote d'une ruche un Guepier s'etablit;Plus d'une ouvriere perit,Sans jouir du fruit de ses veilles:Tout le reste en prison maudissoit les destinsDe leur avoir donne de si mauvais voisins.Cependant un Renard qui faisoit abstinence(Moins par devotion que par necessite)Dans sa souterraine cite,Vint une belle nuit affieger cette engeance.Tandis que dans la terre il fouroit son museau,Un Chien qui le guettoit mit la dent sur sa peau.Ah! mechant tu mourras! O pudeur! o justice!S'ecria l'hypocrite! o ciel, fois – moi propice!Helas! a ce qu'on fait on ne connoit plus rien;Moi mechant, quand je fais du bien,Quand je rends service a son maitre!Service? Soit, cela peut etre;Mais meurs toujours, reprit le Chien.Ce beau discours n'est qu'une embuche;Tu detruis le Guepier, tu detruirois la Ruche. IV. Волк и мастиф