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Pi?ces choisies
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Krasnogorov Valentin

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L’homme l’'ecoute avec un 'etonnement grandissant.

ELLE. Mais l’^etre humain n’est pas seulement un ^etre raisonnable, il est aussi un animal ayant une nature biologique. En lui se trouvent depuis sa naissance des instincts naturels, des d'esirs et des peurs. L’'etouffement de la psychologie naturelle de l’homme par l’'education et par la vie en soci'et'e conduit `a toutes sortes de complexes et m^eme `a des dysfonctionnements psychiques. Ces questions sont 'etudi'ees en d'etail dans les travaux capitaux de Fox, Kislevski et Zarembo.

LUI. (Explosant.). Qu’est-ce que ca veut dire, bon sang!

ELLE. (Sur le ton de l’innocence.). Quoi donc?

LUI. Mais c’est mon expos'e! Presque mot pour mot!

ELLE. Non!? Qui l’aurait cru!

LUI. Cessez de faire l’imb'ecile! Qui ^etes-vous, bon sang?

ELLE. Comment? Une fille de petite vertu.

LUI. Suffit! Vous y 'etiez aussi? Pourquoi ne vous ai-je pas vue? Vous ^etes psychologue?

ELLE. Toutes les femmes sont psychologues.

LUI. Vous savez tr`es bien que je parle de votre profession. Si vous n’^etes pas psychologue, vous ^etes biologiste?

ELLE. Non.

LUI. Oh et puis, je n’y comprends rien. Qui ^etes-vous? Que voulez-vous? D’o`u vous vient cette connaissance des langues? Et comment connaissez-vous mes travaux? Je suis s^ur que vous m’espionnez, mais pourquoi?

ELLE. Je vous assure que je ne vous espionne pas. Je m’int'eresse simplement `a vous.

LUI. Non, il y a quelque chose qui n’est pas clair dans tout ca. Votre conduite est une 'enigme.

ELLE. Je vous ai d'ej`a dit que toutes les 'enigmes semblent inexplicables tant qu’on ne d'ecouvre pas le mot. Alors elles se r'ev`elent terriblement simples et n’apportent que d'esenchantement.

LUI. Une chose est claire pour moi depuis un moment d'ej`a, c’est que vous n’^etes pas une fille de trottoir. Vous ^etes trop instruite et intelligente.

ELLE. M^eme des femmes instruites sont contraintes de gagner leur vie.

LUI. Il me semble que votre voix m’est famili`ere. Ne nous sommes-nous pas d'ej`a rencontr'es?

ELLE. Non. Je veux croire que si nous nous 'etions rencontr'es, vous vous seriez souvenu de moi.

LUI. C’est juste.

ELLE. Cessez de vous casser la t^ete sur une 'enigme qui n’existe pas. Continuons plut^ot notre controverse.

LUI. Mais d’abord, buvons.

ELLE. `A notre rencontre? C’est d'ej`a fait.

LUI. Non, nous avons bu `a notre s'eparation. Votre toast n’'etait pas heureux, portons en un nouveau.

ELLE. D’accord.

Ils choquent les verres et boivent.

ELLE. Passez-moi votre assiette, je vais vous servir. (Elle lui sert un hors-d’oeuvre.)

LUI. Merci.

ELLE. Et si on revenait `a notre controverse? J’y tiens.

LUI. Pourquoi? Nous d'ebattions? Sur quoi?

ELLE. Vous 'etiez sur le point de m’expliquer pourquoi vous pouvez choisir une femme qui vous pla^it, tandis que moi je ne peux pas choisir un homme.

LUI. Ce n’est pas tout `a fait ca. L’homme choisit, mais la femme est en droit d’accepter ou de refuser le choix de l’homme. C’est pourquoi, au bout du compte, c’est elle qui choisit.

ELLE. Mes ces choix ne sont pas d’'egale valeur. Supposons qu’`a un bal se trouvent cent dames et cent cavaliers, et que sur ces cent c’est moi que cinq hommes d'ecident d’inviter `a danser. C’est vrai, j’ai la possibilit'e de choisir parmi les cinq. Mais eux ont choisi parmi cent femmes!

LUI. Il faut croire que la nature savait ce qu’elle faisait; d’une mani`ere ou d’une autre chacun aura sa partenaire.

ELLE. Pas tous.

LUI. (Apr`es un court silence.). Pas tous, en effet.

ELLE. Et le couple qui se forme n’est pas toujours assorti.

LUI. C’est vrai aussi.

ELLE. Donc, vous consid'erez qu’une femme doit toujours ^etre non pas l’archet mais le violon?

LUI. La question n’est pas ce que je consid`ere ou non. Le monde est comme ca, tout simplement.

ELLE. Mais pourquoi? Les femmes n’ont-elles pas le droit de chercher leur bonheur et de faire ce qu’il faut pour l’atteindre? Les hommes et les femmes ne sont-ils pas 'egaux?

LUI. 'Egal ne signifie pas identique. Un chat m^ale et un chat femelle sont aussi juridiquement 'egaux, mais biologiquement ils se conduisent diff'eremment. Pareil pour les humains. Physiquement, une femme ne peut pas prendre un homme, le poss'eder. C’est toujours lui qui la prend, et elle, elle se donne. D’o`u diff'erentes normes de conduite : il choisit, elle attend d’^etre choisie.

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